Définition et différentes formes cliniques

Définition d’une embolie pulmonaire


Complication précoce de la phlébite pouvant mettre en jeu le pronostic vital. En médecine, l’embolie pulmonaire est l’obstruction brusque totale ou partielle du tronc ou d’une branche de l’artère pulmonaire par un corps étranger circulant provenant du système veineux périphérique. Il ne s’agit pas d’une « maladie » proprement dit puisque c’est la complication majeure des thromboses veineuses profondes (phlébites). Le caillot sanguin est le corps étranger qui va circuler mais l’embolie pulmonaire peut-être gazeuse ou graisseuse.

Pour les équipes médicales, l’embolie pulmonaire reste un défit majeur au quotidien malgré les progrès des traitements préventifs et curatifs. On constate encore 10 000 décès par an en France, l’incidence de la maladie ne cesse d’augmenter car elle est reconnue préventivement mais le risque est toujours présent puisque l’espérance de vie augmente.

Les différentes formes cliniques

Formes typiques : le début est brutal associant un point de côté augmenté à l’inspiration profonde, une dyspnée ainsi qu’une tachycardie avec un contexte d’angoisse et de malaise général. En un ou deux jours, le diagnostic se confirme. Les éléments pour permettre un diagnostic précoce sont : la dyspnée, la douleur diminue, la température augmente et le patient se met à vomir du sang.

En ce qui concerne l’évolution, le principal risque est la récidive de l’embolie pulmonaire si le traitement est mal adapté et que la thrombose est mal située. Si le diagnostic est précoce ainsi que le traitement, l’évolution sera favorable.

Formes atypiques et frustres : elles se révèlent par une dyspnée spontanée, une douleur transitoire, un vague malaise aggravant brutalement la dyspnée. Ces symptômes seront rattachés à la maladie thrombophlébite.

A ne pas confondre avec une crise d’asthme qui peut montrer une douleur de type angineuse, parfois abdominale ainsi qu’une dyspnée.

Formes menaçantes : elles peuvent être une embolie massive ou successive. L’apparition sera brutale avec des signes de collapsus périphériques (chute de la pression artérielle, cyanose avec un refroidissement des extrémités, signes cardiaques avec une hypertension pulmonaire en particulier une turgescence des jugulaires et un gros foie douloureux).

Ces formes peuvent devenir mortelles en moins de 15 minutes. L’évolution dépendra de la précocité du diagnostic, de la qualité du traitement.